01 janvier 2007
« Cherche esclave informatisé »
Il arrive que l'on parle des correspondants locaux de presse ...
Sur le blog de Guy Birenbaum, on peut lire le témoignage d'un clp anonyme ; suivent 200 commentaires.
<fauxcul>Je me demande vraiment qui a pu écrire ce texte. Non, vraiment, aucune idée. </fauxcul>
Le buzz, sacré ving gu, le buzz !
20 décembre 2006
Les textes qui régissent le statut de Clp
Les textes de lois qui régissent le statut de clp ont été votés une nuit de 1993 par une petite poignée de députés, qui doivent encore en rire aujourd'hui. Ils avaient certainement conscience à l'époque de rendre un service exceptionnel aux patrons de presse, tout au mois sur un plan financier. Mais ils ont aussi institutionnalisé la médiocrité des pages locales, notamment en interdisant de formation les correspondants locaux.
Intégralité des textes
Vous pouvez cliquer ici pour télécharger les textes officiels format pdf.
Quelques morceaux choisis commentés
- Le correspondant local de la presse régionale et départementale est un travailleur indépendant et ne relève pas au titre de cette activité du 16° de l'article L. 311-3 du code de la sécurité sociale ni de l'article L. 761-2 du code du travail.
En clair, le droit du travaille ne s'applique pas aux clp.
- L'activité de correspondant local de presse (CLP) n'est pas une activité professionnelle au sens propre du terme. Elle est habituellement exercée à titre accessoire par rapport à une activité professionnelle principale. L'activité de CLP peut être également exercée par une personne inactive.
Sans commentaire.
- Le clp ne doit pas recevoir de directives de la rédaction du journal à l'exception d'échanges d'éléments d'information (agenda de manifestations locales, indication de la surface disponible,...) ou d'informations techniques non personnalisées (formulaire-type de transmission des articles, limites
impératives pour le bouclage du journal, normes techniques en vigueur, ...)
- Le CLP collecte toute information de proximité relative à une zone géographique déterminée ou à une activité sociale particulière.
- Le CLP gère librement son activité sur l'organisation de laquelle le journal ne peut exercer de contrôle.
- Il ne peut lui être imposé un horaire.
Si le correspondant est réellement maître de son activité à ce point, celà signifie que le journal peut à n'importe quel moment se retrouver avec des pages vides, bâclées ou insipides. Je confirme, c'est possible. Les lecteurs apprécieront.
- L'activité de CLP doit être strictement distinguée de celle de journaliste telle qu'elle est définie à l'article L0721.2 du Code du Travail et visée à l'article L.311.3 16 du Code de la Sécurité Sociale.
- Un CLP peut intervenir sur la même zone géographique ou sur le même secteur d'activité qu'un autre CLP mais ne peut qu'à titre exceptionnel assurer le remplacement d'un journaliste.
Comment ça, un clp peut donc remplacer un journaliste ? Les deux activités auraient donc des points communs ?
Le CLP est exclu de la formation professionnelle organisée par le journal (séminaires, stages,...) Toutefois, il peut recevoir des brochures ou guides qui lui donnent des conseils sur son activité et participer à des réunions d'information organisées par le journal.
Exclu de la formation professionnelle, rien que ça. Encore une fois, les lecteurs apprécieront. Si un clp écrit comme un pied, le secrétaire de rédaction corrigera ses textes. Si un clp écrit bien mais raconte n'importe quoi, combien de temps faudra-t-il au journal ou aux lecteurs pour s'en apercevoir ? Les Clp apprécieront aussi de savoir que clp ils sont rentrés, clp ils resteront. No future, c'est inscrit dans la loi.
- Il ne peut percevoir de primes, mêmes exceptionnelles.
Sympa, non ?
- Le CLP peut toujours rêver de bénéficier de prêts de matériel photographique et de petit matériel bureautique et de facilités de communication (abonnement au téléphone).
- Il en est de même pour le prêt ponctuel d'un véhicule dans le cas où le CLP est dans l'impossibilité d'utiliser son propre véhicule.
Mais bien sûr !
- Le CLP peut, s'il est bien gentil, bien élévé, consensuel, raisonnable et obeissant, bénéficier du service gratuit du journal.
C'est gentil, d'autant plus que pour obtenir ses honoraires, il faut souvent envoyer une "note de frais" avec ses articles sous forme de coupures de presse.
- Le CLP est rémunéré à l'acte (article, lignage, photo, information d'alerte,...) ou éventuellement selon un barème incitatif propre au journal. Il ne doit en aucun cas percevoir une rémunération forfaitaire globale pour son activité.
C'est donc le journal qui fixe - légalement - les prix, alors que l'activité est censée être "indépendante".